Louis Hémon

Louis Hémon

Résumé

Portrait de Louis Hémon Louis Hémon La belle que voilà (1923)

L’oncle, qui l’avait d’abord regardée faire avec un sourire, fit signe à Bunny d’écarter les chaises, et accentuant la cadence du heurt de ses gros souliers sur le plancher, il joua tous les airs de danse qu’il connaissait, valses, polkas et gigues, en fredonnant et dodelinant de la tête. Et Lizzie dansa.
Elle dansa parce que chacune des mesures de la musique lui parlait avec une voix différente, lui chuchotait de tourner, de sauter d’un pied sur l’autre, de faire claquer ses talons sur le plancher, ou de s’avancer en tendant les bras.
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Hémon Louis Hémon La belle que voilà (1923)

Il vint tout à coup, après un printemps tardif et froid, et peut-être qu’il remplit les campagnes de merveilles, mais dans Mile End et Stepney il pesa lourdement. Le soleil chauffa à blanc le toit de zinc de la corderie et transforma en étuve le long atelier où flottaient des poussières de chanvre, et les heures chaudes se traînaient l’une après l’autre au long des interminables journées.{192}
Le soir arrivait pourtant, mais il n’apportait à Lizzie que Faith Street, pareille à un long couloir tiède et sans soleil, emplie d’une atmosphère stagnante où se fondaient tous les relents du jour.
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Hémon Louis Hémon La belle que voilà (1923)

A travers la stupeur qui descendait sur lui il comprenait pourtant une chose qui était restée cachée jusque-là: que tout le long des années dures, des interminables années de misère semées d’orgies rares, d’un bout à l’autre de sa vie d’homme, et du haut en bas de son cœur, il n’y avait jamais eu que Sal qui comptât...
Assise sur la plus haute marche du perron elle appuyait la tête contre le mur. Son beau chapeau s’était un peu incliné dans la bagarre, et une mèche de cheveux pendait le long de l’oreille comme pour cacher une meurtrissure.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature