Louis Hémon,
La belle que voilà
(1923)
“ L’oncle, qui l’avait d’abord regardée faire avec un sourire, fit signe à Bunny d’écarter les chaises, et accentuant la cadence du heurt de ses gros souliers sur le plancher, il joua tous les airs de danse qu’il connaissait, valses, polkas et gigues, en fredonnant et dodelinant de la tête. Et Lizzie dansa.Elle dansa parce que chacune des mesures de la musique lui parlait avec une voix différente, lui chuchotait de tourner, de sauter d’un pied sur l’autre, de faire claquer ses talons sur le plancher, ou de s’avancer en tendant les bras. ”
