Jean-Pierre Thomacini, Thriller (1985)
“ La peur était pour eux. La peur, l'horrible peur. Ils s'étaient plantés. Ils me voyaient mort, eux, tentant vainement d'expliquer à leur chef l'histoire de notaire, de la torture. Un cadavre est toujours embarrassant. On croit toujours possible de se débarrasser des gens sans importance, mais on s'aperçoit vite que quelqu'un le connaissait, fût-il le dernier des clochards orphelins. La place d'un homme est immense, même si seule sa disparition nous le rend évident, même si jamais quiconque ne l'a aimé, ne lui a parlé, ne l'a aidé. On peut tuer impunément, jamais dans le secret. ”
