Résumé

André Baillon ZONZON PÉPETTEFille de Londres

« Ta galette ? » il sautait sur la sienne :
— Le type, quoi c’est-y qu’y t’a fait ? Et toi, quoi c’est-y qu’tu lui as fait ?
Et comme à soi seul, on reprend un pèlerinage, à toutes les chapelles où les types avaient passé, il repassait.
Oh ! c’était mal !... mais c’était bon.
Tout de même il aurait dû prévoir : on l’avait averti. Le mal est une pente savonneuse, on s’y cale du derrière et jusqu’en bas on glisse : il avait vu de ces jeux dans les foires. La nuit où Zonzon le guida dans le vestibule, il ne s’attendait pas à rencontrer au fond le cou d’une vieille femme.
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André Baillon ZONZON PÉPETTEFille de Londres

Puis un mignon de nez, puis des mignonnes de joues ; qu’on aurait dit-z-un ange. Qu’on voyait bien qu’elle récitait une prière. Qu’elle embaumait la fleur.
Qu’à la flairer, il avait senti remuer quelque chose : qu’on n’a pas toujours été l’Allumette ; qu’on disait « Le petit François » ; qu’on a, comme celle-là, sucé son catéchisse...
Qu’il s’était mis à se bouffer les ongles, comme quand on regrette.
Qu’il était vite à flamber ; que Zonzon, il est vrai, en montrait du fessard : que son Mouton comme pas une s’entendait à vous trousser son homme, mais que celle-ci, acré !
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André Baillon ZONZON PÉPETTEFille de Londres

Il pensait aux pauvres femmes qui ont mal, parce qu’on leur a jeté du poivre dans les yeux. Il pensait aux pauvres femmes que l’on rencontre dans les vestibules, et que l’on tue après leur avoir fait mal avec du poivre dans les yeux. Et alors, tous ces yeux, toutes ces femmes, que se passait-il dans les yeux de ces femmes qui ont du poivre dans les yeux ?
Il y pensa des jours, il y pensa des semaines : il était, brave petit fieu, comme une puce entre les ongles des doigts divins. Il quitta Zonzon, il revint à Zonzon. Il y pensait toujours.
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