Yann Menez

Résumé

Yann Menez Ballade pour un glandu (1980)

Dehors, il y a la masse des Esclaves, ceux dont on ne parle jamais, dont l'existence même est pratiquement tue. Pourtant, c'est grâce à eux, à leur labeur incessant, que les gens de la Cité vivent d'une vie luxueuse et sans problème.
Mais ça, c'est sans grand intérêt.
Dehors, on trouve aussi des types qui ne veulent ni du luxe ni de la sécurité. Et qui s'enfonçent dans la forêt à la recherche de sensations violentes et pimentées. Ils vivent là, en gangs, se livrant une guerre incessante, avec pour seule loi celle du plus fort.
Source : Gallica

Yann Menez Ballade pour un glandu (1980)

Rolf n'a plus d'illusion, ni sur lui ni sur les autres. Il sait qu'au fond, il n'est qu'un assassin et un sadique. C'est ainsi. Il n'y peut rien. Ça ne le dérange pas au demeurant.
Au moins prend-il ses risques. Et sa peau au bout du fusil, c'est quand même plus digne. Du moins, il le croit.
Le fait de risquer sa vie continuellement est une chose. D'autant qu'on se croit toujours le plus fort, le plus astucieux, le plus tordu. Le plus apte à survivre en somme...
Mais savoir que l'on va mourir, c'est autre
Source : Gallica

Yann Menez Ballade pour un glandu (1980)

Pas ça... pas ça... je vous en supplie... Et de nouveau le cri de bête écorchée. C'est insupportable. Il a envie de se cogner la tête à force d'impuissance. Il sait qu'il ne peut rien faire, qu'elle ne connaîtra le repos qu'après avoir revécu complètement toute la scène.
Il serre ses mains à les briser.
Elle pleure, tente de se débattre. De grosses gouttes de sueur sourdent de son front. Rolf y applique une main pour tenter de la calmer. C'est inutile, il le sait. Mais il ne peut rester là sans rien faire, à la regarder se débattre comme un animal pris au piège.
Source : Gallica

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