Auguste Gilbert de Voisins,
Pour l'Amour du Laurier: Roman
“ Soudain, Lautonne poussa un cri :« Clorinde ! Clorinde ! viens me donner un baiser ! Je suis heureux ! Je voudrais être en paix avec tout le monde ! Je vois un autre, un nouveau poème, ainsi que l’on voit une personne vivante. En vérité, il respire, il agit... Ce n’est plus une figure de mon imagination, c’est une figure dans l’univers. Bientôt elle se détachera de moi, mais pas avant que je n’aie fini de l’orner, de lui donner du sang aux joues, de la flamme aux prunelles, de la brise aux cheveux !... Clorinde ! merci du baiser ! »Chrysolet s’approcha par deux brusques bondissements. ”
