Hippolyte Bosselet

Résumé

Hippolyte Bosselet La Crise, par H. Bosselet (1852)

S'il n'est que soldat, il ne s'inquiétera ni de l'état des villes et des campagnes ni de l'état des moeurs. Le bien qu'il fera à droite sera un mal fait à gauche, s'il est un homme spécial : à chaque instant l'harmonie qui naît d'un heureux accord de toutes les pièces de la machine sociale sera brisée. Un homme politique ou capable de gouverner n'est spécialement ni journaliste, ni avocat, ni général, ni banquier, ni négociant, ni agriculteur, ni fabricant, ni rentier, ni propriétaire, ni ouvrier, ni poëte, ni artiste : il est tout cela à la fois, ou il n'est rien du tout.
Source : Gallica

Hippolyte Bosselet La Crise, par H. Bosselet (1852)

La crise de notre époque a des causes générales et des causes particulières.
Ceux qui l'attribuent aux vices des constitutions ne mettent le doigt que sur la moindre de ces causes. Une constitution n'est qu'un assemblage de lettres. La tracer, la discuter, la voter, c'est peu de chose; l'important est d'apprendre à la nation à la lire et a la respecter.
Il est plus aisé de manier des articles de loi que des hommes. Le grand art de la politique est de créer des moeurs , et non des lois : car, qu'est-ce qu'une loi, si excellente qu'elle soit, des qu'elle n'est pas respectée?
Source : Gallica

Hippolyte Bosselet La Crise, par H. Bosselet (1852)

Quand une semblable évolution a lieu et que l'amour de soi forme les moeurs, le riche regarde comme une spoliation ce qui bénéficie au pauvre, et le pauvre comme un vol la propriété du riche ; la nation se divise en deux camps ennemis, et la moindre étincelle allume la guerre civile. Que l'amour de la patrie forme les moeurs, il n'y a plus de rivalités si ce n'est celles qui tendent au bien public; le riche comprend que la rente baisse si le travail s'insurge, et le pauvre que le salaire baisse avec la rente
Source : Gallica

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