Amand-Joseph Le Serrec de Kervily

Résumé

Amand-Joseph Le Serrec de Kervily La république en France (1872)

Le duc d'Albe, Calvin faisant brûler Servet, Robespierre, dit-on, étaient consciencieux. On a fait de la conscience une omni-science infuse; elle n'est pas du tout cela. C'est simplement la bonne foi avec soi-même. Elle est, sans doute, une bonne balance; mais, pour qu'elle suffit à tout, il faudrait que ses plateaux fussent toujours assez grands pour contenir ce qu'on veut y peser et assez éclairés pour qu'on y vît juste les poids. Au reste, en politique, les droits de la conscience, c'est la formule de ceux qui n'en ont pas.
Source : Gallica

Amand-Joseph Le Serrec de Kervily La république en France (1872)

Pas plus que tenter Dieu, il ne faut tenter les facultés dont il nous a doués, les surmener. Ce Dieu ne serait pas juste, si le gouvernement des nations exigeait toujours des génies; car leur apparition n'est pas continue, tandis que la vie d'une nation doit l'être. Aussi n'en est-il pas ainsi; pour le courant, ce qu'il faut dans un monarque, c'est un esprit conservateur et préservateur de ce qui existe, sa devise doit être celle de la Hollande : Je maintiendrai, voilà le nécessaire, le reste n'est que surcroit.
Source : Gallica

Amand-Joseph Le Serrec de Kervily La république en France (1872)

La République n'est ni définie ni précisée et c'est ce qui fait la force et l'assurance de ses prôneurs et la foi imperturbable de ses adeptes. La République, c'est votre chimère idéale, la mienne, celle de tous et de chacun. Ce n'est pas une réalisation, c'est ce qui est mieux que toutes les réalisations, mieux que celles que nous avons vues; en vérité, ce n'est pas beaucoup dire, mais mieux que celles que nous pourrons jamais voir.
Source : Gallica

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