Résumé

La politique du bon sens (1871)

La loi électorale, fondée sur le taux déterminé de l'impôt, limite le nombre des électeurs, et, partant, présente des garanties plus solides que le suffrage universel. La fortune ne s'allie pas toujours avec le savoir et l'honnêteté, néanmoins elle offre plus rarement le spectacle de l'ignorance et de l'indélicatesse.
C'est à la vérité une loi toute d'arbitraire, qui éloigne de la vie civile et des droits politiques une immense multitude de citoyens honorables que les circonstances n'ont pas favorisés, et l'arbitraire n'est pas moins dangereux que l'utopie.
Source : Gallica

La politique du bon sens (1871)

Jamais ne se produit entre le roi et ses sujets cet antagonisme radical, né de la défiance et alimenté par la haine. Jamais un tel prince n'a besoin de se courber dans la poussière pour demander à son peuple s'il veut encore de lui, oui ou non. Il ne doute jamais de l'affection de ses sujets, comme aussi ses sujets le paient de retour par le dévouement le plus entier. La dignité est sauvegardée de part et d'autre, l'honnêteté préside à tout et ne tolère point ces scandaleuses et ineptes consultations des peuples par le suffrage universel.
Source : Gallica

La politique du bon sens (1871)

Or, avec de telles maximes, la France ne saurait vivre. Le peuple, armé de sa souveraineté comme d'une massue, écrasera, aux jours de ses démences et de ses fureurs, les téméraires qui lui auront confié une arme aussi terrible. La presse, au service d'écrivains sans valeur, sans aveu, sans dignité, sans pudeur, jettera sur les consciences la boue qui roule dans ses colonnes; le roman restera obscène, le théâtre ordurier, la critique stupide, la littérature fangeuse, l'histoire mensongère, la philosophie nuageuse, la politique machiavélique.
Source : Gallica

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