Résumé

Étienne Bénézet Le roi : lettres à M. Thiers (2e édition… (1871)

Si je vous démontre qu'à l'aide de ce que vous appelez nos hypothèses, et rien qu'avec elles, on peut résoudre toutes les questions qui nous agitent et remettre la France dans la voie de tous les progrès, il faudra bien reconnaître, à moins de se complaire dans l'absurde, que ces prétendues hypothèses sont des principes, de vrais principes ou des principes vrais.
Le premier principe d'une société c'est l'autorité. Sans autorité, point de règle, point d'ordre, point de société. Or, la révolution, à la bien considérer, n'est autre chose que la négation de toute autorité.
Source : Gallica

Étienne Bénézet Le roi : lettres à M. Thiers (2e édition… (1871)

Le roi, c'était la patrie elle-même, la patrie rendue accessible aux sens, et, croyez-le bien, le patriotisme n'avait rien à y perdre. On a beau faire : ces mots de nation, de patrie, de pays, de république, sont des abstractions que les esprits cultivés saisissent avec peine et qui s'évanouit devant les réalités de la vie : « Quand je me bats, me disait un paysan, sous le régime de M. Gambetta, j'aime à savoir pour qui je me bats. On me parle de république. Est-ce que je sais ce que c'est ? »
Source : Gallica

Étienne Bénézet Le roi : lettres à M. Thiers (2e édition… (1871)

On la nomme la révolution sociale ou le socialisme.
L'autorité conférée par l'élection, dans un pays habitué au régime monarchique, sera-telle assez forte pour faire reculer le fléau ou, tout au moins, pour en arrêter les progrès ? Vous lui donnerez, quand vous le pourrez, la force matérielle, beaucoup de force matérielle, de gros bataillons, des canons et des mitrailleuses ; mais la force morale, cette force dont l'influence apaise les passions, fait rentrer les esprits dans le calme et ramène les intelligences à la raison, cette force, dis-je, lui fera toujours défaut.
Source : Gallica

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