Maurice Leblanc,
Les Heures de mystère (1896)
“ À moi aussi, les hanches, grand calice où le désirs bourdonnent. — Je t’aime, disais-je au corps, je t’aime, être vivant qui reçois ma vie et qui me rends la tienne. Je l’aimais infiniment et rageusement. Je ne concevais pas d’autre joie. Et, néanmoins, il me parut à la longue qu’il n’avait point d’âme et que c’était simplement de la vie, de la vie accumulée devant moi en un bloc superbe. Ainsi peu à peu j’aspirai au secret du visage qui se dérobait toujours derrière le mur de ses voiles. Et je la suppliais. — Aime mon corps, gémissait-elle, je t’aime tant d’aimer mon corps... ”
