Émile Bayard, La pudeur dans l'art et la vie… (1904)
“ Le baise-main, encore, reflet d'une grâce surannée, demeure un geste délicat pourvu que la main soit douce à des lèvres jolies. Cet effleurement du baiser, à l'épiderme, inspire étrangement à l'homme le respect, tandis qu'il rappelle la femme à la pudeur — l'émotion des deux est distinguée. De même, le regard insistant de l'homme qui fait baisser les paupières de la vierge, semble une caresse à son être, si douce, qu'elle rougit à la pensée de cette presque réalisation de l'amour possessif. Le frisson du printemps dont parle le poète, n'est autre qu'un désir éclos à la caresse du soleil. ”
