Résumé

Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt La Légende des sexes, poëmes hystériques

La Légende des sexes n’est point une parodie, elle est un complément : le complément d’une œuvre gigantesque et lumineuse, mais incomplète à notre sens.
Prenant l’être, Victor Hugo le regarda sous trois faces et crut l’avoir vu tout entier.
Après qu’il eût dressé le grand miroir triangulaire de sa légende, il le fit tourner sur l’axe d’une idée préconçue : la constatation du progrès.
Il l’avoue : il vit l’Homme, il vit le Mal, il vit l’Infini ; le progressif, le relatif, l’absolu ; et il en fit trois chants : la Légende des Siècles, la Fin de Satan, Dieu.
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Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt La Légende des sexes, poëmes hystériques

Et la langue, au milieu des parfums de l’haleine,
Posant ses touchers de velours.
137 Et c’était cette soif lubrique de vampire
Qui colle ses suçoirs sur l’homme turgescent;
Qui, s’enivrant des sucs masculins qu’elle aspire,
Va puiser l’âme au fond du sang!
C’était plus qu’on ne rêve et plus qu’on ne devine,
Ce que nul être humain n’a conçu ni chanté:
C’était tout ce que peut l’érection divine
Travaillant dans l’éternité.
Oh, ce que j’ai connu dans cette heure sublime:
L’immensité d’un rut peuplant les Univers,
Et ma sève, coulant à remplir un abîme
Plus insondable que les mers!
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Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt La Légende des sexes, poëmes hystériques

La voici prête: elle l’attend!
Il a mugi! C’est lui! C’est son pas! Il s’élance.
Il embrasse l’airain sous son ventre puissant:
La voûte en retentit. Plein des fureurs du sang,
Il cherche: son désir oscille et se balance.
Enfin, il trouve. Elle le sent!
Sa main prompte a saisi le trait qui la caresse;
Sa main douce le guide. Ici, monstre indompté!
Un cri!... Mort ou bonheur? Torture ou volupté?
Les chairs bâillent: il glisse, il pénètre, il se dresse
Dans sa mâle rigidité!
Source : Gutenberg

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