Maurice Leblanc

Maurice Leblanc

Résumé

Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc L’Enthousiasme

Geneviève passe, et, comme un fou, je sors de l’ombre et lui saisis le bras.
— Geneviève... non, n’est-ce pas ?
Alors, brusquement, elle m’attire à elle, me baise au front, et murmure :
— Je vous promets, Pascal.
Et puis j’ai couru jusqu’à ma chambre avec la hâte de me délivrer d’un fardeau trop lourd, et je me suis jeté sur mon lit en disant :
— Je l’aime ! mais je l’aime !
En vérité je ne m’en doutais nullement. Celui qui n’a pas aimé ignore les signes de l’amour et le subit avec un cerveau confus et des yeux troublés.
Source : Wikisource

Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc L’Enthousiasme

C’est une obsession, ce respect de l’indépendance. Nanthilde te plaisait, je n’avais pas le droit de me mettre entre vous. Il me semble qu’on n’a jamais le droit d’empêcher quelqu’un... Ne crois pas à de la lâcheté, à des besoins de dévouement... non, c’est une manière de voir, une conception de l’existence qui est fausse, je le reconnais, surtout en amour.
« Ma vie est ici, me disais-je, le véritable bonheur est auprès d’elle. »
Pour la première fois, j’avais la sensation précise de ce que c’est que l’effort d’une âme vers la conscience et la dignité.
Source : Wikisource

Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc L’Enthousiasme

Une fois j’eus la sensation d’une présence à mes côtés et d’une main sur mon front. Je m’étais endormi.
— Ah ! c’est vous, Geneviève, lui dis-je en l’appelant distraitement par son nom.
— Oui, de ma fenêtre, je ne vous voyais pas rentrer et cela m’inquiétait à la longue.
Je ne réfléchis point à l’aveu de surveillance que révélaient ces mots. Sa main caressait la mienne. Elle soupira :
— Êtes-vous enfant, Pascal ! on ne se figure pas un pareil enfant.
— Grondez-moi, Geneviève, grondez-moi comme du temps où je n’étais pas sage... vous preniez une grosse voix si douce !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature