Georges Goyau,
L’École primaire et le patriotisme
“ Jusqu’à M. Payot, leur fatuité n’avait que des raisons politiques ; elle en a, désormais, de philosophiques. M. Payot, en les rendant pacifistes, les a élevés dans l’échelle des hommes. Mais la France, elle, à l’école de ces « surhommes » primaires, que deviendra-t-elle dans l’échelle des nations ? La patrie, pour M. Payot, est surtout un capital d’idées : l’idéal patriotique, c’est « le droit d’être un homme libre, de garder intacte la dignité de citoyen, de ne prélever sur le travail que l’impôt consenti. » Voilà, pour lui, le genre de patriotisme qui convient à la France moderne. ”
