Edmond de Pressenssé

Résumé

Edmond de Pressenssé Revue des Deux Mondes T.99, 1872

Heureux clergé de Prusse, heureux clergé allemand ! On ne vous dispute pas à vous le droit d’enseigner la jeunesse et de vous mêler à tout ce qui se fait pour le peuple ! Vous n’êtes pas des étrangers dans l’école, et on laisse chez vous le Christ venir aux petits enfans. La France a là quarante mille de ses fils librement dévoués au bien, vivant pauvres dans tous ses villages, au sommet des montagnes, au fond des bois, fils et frères de ses paysans, prêts à leur parler de Dieu, du devoir, de la patrie.
Source : Wikisource

Edmond de Pressenssé Revue des Deux Mondes T.99, 1872

La Société générale d’éducation et d’enseignement, dans sa protestation contre l’obligation, n’hésite pas à dire que le droit de l’état ne pourrait être placé au-dessus de celui de la famille qu’autant qu’il serait prouvé que le père, en ne procurant pas à son fils l’instruction primaire, le prive d’un bien nécessaire à son âme comme le pain l’est à son corps, que, même dans ce cas, la prédominance du droit de l’état serait douteuse parce qu’il s’agit d’un bien de l’ordre moral, dont l’appréciation est du ressort de la conscience
Source : Wikisource

Edmond de Pressenssé Revue des Deux Mondes T.99, 1872

Dans les pays où le droit des consciences ne saurait être supprimé, l’ultramontanisme n’abandonne pas ses prétentions ; il s’accommode aux circonstances et il parle un langage nouveau. La liberté de l’enseignement n’est pour lui qu’une machine de guerre pour détruire l’enseignement laïque ; au fond, il ne veut que sa liberté à lui, la liberté du bien, ce qu’il appelle sans détour le droit de la vérité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature