Résumé

Pierre Sigaud Confédération européenne, principalement pour l'abolition de la guerre et la réduction des armées et des impôts en Europe… (1859)

Il n'y a que la force, dit J J. Rousseau, qui pourrait réaliser un pareil projet ou l'influence des révolutions.
Jamais sans doute la force d'un grand prince n'aurait de plus utile application. Jamais Napoléon Ier, par exemple, n'aurait mieux employé la force incomparable de son génie militaire, s'il n'avait visé qu'à ce seul but, et il l'aurait infailliblement atteint, lui qui aurait voulu, avec le concours de l'Angleterre, gouverner le monde, fixer chez tous les peuples le repos et la prospérité, ou par la force ou par la persuasion.
Source : Gallica

Pierre Sigaud Confédération européenne, principalement pour l'abolition de la guerre et la réduction des armées et des impôts en Europe… (1859)

On exalte leur enthousiasme belliqueux , en leur rappelant les victoires de leurs pères. Gloire donc à leur courage héroïque ! Gloire aux braves combattants , vainqueurs ou vaincus , morts ou vivants de Palestro, de Magenta, de Solferino! Ils n'ont à répondre que de la manière dont ils se sont battus. Mais c'est aux chefs qui ordonnent la guerre qu'il faut demander compte du sang de leurs peuples qui crie et n'est pas encore écouté. N'y a-t-il pas vraiment d'autre moyen que la force brutale pour régler les différends qui divisent les nations ou plutôt leurs souverains?
Source : Gallica

Pierre Sigaud Confédération européenne, principalement pour l'abolition de la guerre et la réduction des armées et des impôts en Europe… (1859)

La guerre est donc un fléau en elle-même, faut-il croire avec Mallhus quel est un mal nécessaire, dans l'ordre de la Providence , pour remédier à un mal plus grand , à l'accroissement de la misère qui, suivant cet économiste, serait le résultat de l'exubérance de la population ? Faut-il penser avec lui que la race humaine tend à se propager dans une proportion supérieure à celle dans laquelle se multiplient les subsistances, et accepter son théorème, à savoir : que le genre humain croît dans une progression géométrique, tandis que les vivres ne suivent qu'une progression arithmétique?
Source : Gallica

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