Résumé

La Paix universelle, idée napoléonienne devant l'histoire (1864)

L'idée d'une paix européenne solide en est là. Le mauvais vouloir et l'égoïste intérêt de quelques-uns peuvent lui faire souffrir un ajournement, au grand dommage de tous. Mais ce n'est qu'un ajournement. Tôt ou tard il faut bien qu'on y revienne. L'Europe est en demeure, la civilisation est en demeure. Tout ce qui se passe en attendant,—- ces iniquités, grandes et petites, qui s'accomplissent par le droit du plus fort, — tout ne donne-t-il pas hautement raison à la raison supérieure qui a demandé que l'on se réunît pour proclamer le droit du plus juste et lui prêter main-forte?
Source : Gallica

La Paix universelle, idée napoléonienne devant l'histoire (1864)

« S'il est constant que la guerre est un fait humain, ayant sa cause dans notre nature, s'il est en même temps reconnu que cette nature est perfectible, que nos préjugés peuvent faire place à des opinions saines, que notre brutalité peut être domptée et nos bons instincts mieux dirigés, pourquoi serait-ce une chimère d'espérer que la guerre finira? Scilicet et tempus veniet!... L'abbé de Saint-Pierre a cru cet immense progrès possible tout de suite ; là est son erreur. »
La réalisation de son projet n'eût été d'ailleurs rien moins que désirable.
Source : Gallica

La Paix universelle, idée napoléonienne devant l'histoire (1864)

IDÉE NAPOLÉONIENNE
DEVANT L'HISTOIRE
Securitas publica!
LEIBNITZ, écrit de 1670.
Il n'y a que la volonté qui manque aux hommes pour se délivrer d'une infinité de maux. Pour faire cesser les guerres, il faudrait qu'un autre Henri IV, avec quelques grands princes de son temps, goûtât votre projet.
LEIBNITZ, à l'abbé de Saint-Pierre, 1715.
Tu veux la paix : et bien ! c'est la faiblesse qui appelle la guerre ; une résistance générale serait la paix universelle.
Source : Gallica

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