L. de Lavergne, L’abbé de Saint-Pierre et ses projets de réforme
“ Une puissance que l’abbé de Saint-Pierre ne pouvait pas prévoir, l’opinion, remplace peu à peu l’autorité arbitraire des gouvernemens. Les nations comprennent tous les jours davantage que la guerre la plus heureuse ne vaut pas pour leur grandeur et leur prospérité la féconde expansion de la paix. Déjà une des premières puissances de l’Europe, l’Angleterre, sans prendre d’engagemens avec personne, sans enchaîner sa liberté d’action, professe ouvertement une politique pacifique, parce que la forme de son gouvernement donne une grande place à l’opinion publique dans la direction de ses affaires. ”
