Konrad Engelbert Oelsner

Résumé

Konrad Engelbert Oelsner Pièces relatives au droit public des nations (1815)

Le monde, après la mort du meilleur des rois, a vu s'élever un homme extraordinaire, qui a d'abord, dans l'intérieur de la France, retiré le trône des ruines de l'anarchie , brisé les tables de proscription, rétabli les cultes, indiqué de bonnes lois, créé de belles institutions, et jeté partout les bases de la grandeur nationale; il l'a vu cet homme, au milieu de l'Europe, défendre nos droits à la tête d'une armée invincible, ôter, rendre ou donner des sceptres, et se faire élire protecteur d'une confédération de princes, pour le rétablissement de la liberté maritime.
Source : Gallica

Konrad Engelbert Oelsner Pièces relatives au droit public des nations (1815)

Pour que le conquérant se maintienne dans la possession de ses avantages, il faut qu'il s'emploie à lier, à marier, à fondre dans un ensemble intime ce que son pouvoir extérieur a forcément réuni. Les différences des mœurs, des coutumes, des lois, sont autant d'obstacles à l'uniformité du gouvernement et à la rapidité de la marche que le despotisme exige nécessairement. Ces inégalités, comment pourraient-elles être reconnues et respectées dans une monarchie universelle, où l'on ne reconnaît et ne respecte que la volonté toute-puissante du maître?
Source : Gallica

Konrad Engelbert Oelsner Pièces relatives au droit public des nations (1815)

Dans les guerres qui ont agité l'Europe depuis la révolution française, le droit des gens a été outragé indistinctement par toutes les puissances. D'une guerre qui avait été déclarée une guerre de contre-révolution, les coalisés tentèrent de faire une guerre de conquête. La sûreté de ceux dans l'intérêt desquels ils prétextaient d'agir, et qui par conséquent étaient leurs alliés, ne fut point protégée. Sans user ni menacer de représailles, la coalition laissa ses alliés périr sur l'échafaud.
Source : Gallica

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