Résumé

J.-J.-B. Gondon Du droit public et du droit des gens… (1807)

Si l'on admet la loi de la force, il n'y a aucun peuple qui ne puisse y aspirer : c'est un glaive à plusieurs poignées que chacun prend et quitte à volonté ; c'est une tyrannie qui tourmente successivement tous les états dans son flux et reflux. Comme dans l'ordre des choses chacun doit avoir sa part du bien public, la force excessive d'une nation fait l'extrême faiblesse d'une autre nation; la grande richesse d'un particulier fait l'insigne pauvreté d'un autre particulier : or, faire des esclaves ou devenir esclaves par le moyen de la force , voilà le résultat de la guerre
Source : Gallica

J.-J.-B. Gondon Du droit public et du droit des gens… (1807)

Telle a été dans la dernière guerre celle de six mille Français qui, quoique dans une position désavantageuse, ont battu et vaincu seize mille Autrichiens.
Non, la crainte n'est pas la prudence, ni le courage n'est pas la témérité : au lieu de détruire cette horreur que la nature inspire aux hommes pour le danger, il faut faire en sorte qu'ils la conservent sans qu'ils se découragent à son approche. Il est une crainte qui donne de l'énergie à l'ame ; c'est celle qui prévient le péril autant qu'il est possible, et qui le brave quand il est éininent.
Source : Gallica

J.-J.-B. Gondon Du droit public et du droit des gens… (1807)

LA guerre étrangère, dans la signification la plus stricte, est un état violent où se trouvent deux ou plusieurs puissances devenues ennemies par infraction de rapports. Cette guerre est juste ou injuste, selon les motifs qui la déterminent : elle est juste dans le cas de la défense; elle n'est pas juste dans le cas de l'agression; car si elle est injuste dans l'un, elle doit être juste dans l'autre, par l'inversion de droit. Celle-ci, qu'on entreprend pour s'agrandir, a pour fondement illicite l'ambition, le caprice, la haine, la jalousie, le pillage et le meurtre
Source : Gallica

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