J.-J.-B. Gondon, Du droit public et du droit des gens… (1807)
“ Si l'on admet la loi de la force, il n'y a aucun peuple qui ne puisse y aspirer : c'est un glaive à plusieurs poignées que chacun prend et quitte à volonté ; c'est une tyrannie qui tourmente successivement tous les états dans son flux et reflux. Comme dans l'ordre des choses chacun doit avoir sa part du bien public, la force excessive d'une nation fait l'extrême faiblesse d'une autre nation; la grande richesse d'un particulier fait l'insigne pauvreté d'un autre particulier : or, faire des esclaves ou devenir esclaves par le moyen de la force , voilà le résultat de la guerre ”
