Chevalier de L' Union

Résumé

Chevalier de L' Union Lettre à M. le Vte. de Châteaubriand… (1816)

Mais, de bonne foi, Monsieur, que prétendez-vous quand, d'un côté, vous soutenez, avec fondement, que la grande majorité des Français est royaliste, et que, de l'autre, vous déclarez que jamais la majorité n'a fait la loi dans les révolutions des peuples ? Voulez-vous nous menacer de nouveaux bouleversemens, et prétendez-vous, contre les intentions du Roi, contre le voeu du peuple, contre les intérêts de tous, que la révolution n'est point terminée, et que les grandes questions ne sont point résolues?
Source : Gallica

Chevalier de L' Union Lettre à M. le Vte. de Châteaubriand… (1816)

Votre génie romanesque, Monsieur le vicomte, peut se complaire au souvenir de ces grandes catastrophes, et à la jouissance d'avoir ainsi, sous la main, de quoi rivaliser le Dante, Milton et Shakespeare ; mais un, homme d'état, un bon citoyen détourne ses regards de ce qui afflige sa patrie : il se réfugie dans le sein de son Roi, et cherche, avec le Monarque, à substituer des sensations douces à de vives émotions, le présent au passé, et J'espérance aux souvenirs.
Source : Gallica

Chevalier de L' Union Lettre à M. le Vte. de Châteaubriand… (1816)

Les grands corps, comme les grands écrivains, ont toujours abusé de leurs lumières et de leur influence. Les fastes de notre histoire constatent la turbulence, l'ambition, l'ingratitude et les rébellions criminelles du clergé. Ses discours ont toujours alimenté nos guerres civiles; ses arrêts ont dirigé le poignard des assassins sur le coeur de nos Rois, et ils contiennent contre les droits du Souverain, des diatribes qui font frémir. Direzvous que sous Louis-le-Débonnaire, Robertle-Dévot, Charles VI, Henri III, Henri IV, le clergé était imbu de tous les préjugés du tems?
Source : Gallica

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