Anatole de Coëtlogon

Buonaparte (1852)

Résumé

Anatole de Coëtlogon Buonaparte (1852)

Le roi, le magistrat, le père; un Français confond ces idées. Il ne sait ce que c'est qu'un empereur; il ne connaît pas la nature, la forme, la limité du pouvoir attaché à ce litre étranger. Mais il sait ce que c'est qu'un monarque descendant de saint Louis et de Henri IV : c'est un chef dont la puissance paternelle est réglée par des institutions, tempérée par les moeurs, adoucie et rendue excellente par le temps, comme un vin généreux né de la terre de la patrie, et mûri par le soleil de la France.
Source : Gallica

Anatole de Coëtlogon Buonaparte (1852)

L'homme qui vint, comme républicain, mendier auprès du gouvernement de la république son retour sur une terre qu'il appelait sa patrie, cet homme assassine et trahit la république !
L'homme qui dut la vie au généreux pardon du roi Louis-Philippe, vole et insulte les enfants du roi LouisPhilippe!
L'homme qui, à Boulogne, assassinait un grenadier français, se dit l'ami du soldat qu'il déshonore en abusant de son ivresse !
L'homme dont la vie est une longue insulte à Dieu, se dit l'allié du prêtre qu'il rend le complice de ses turpitudes !
Source : Gallica

Anatole de Coëtlogon Buonaparte (1852)

Les mots changent d'acception : un peuple qui combat pour ses souverains légitimes est un peuple rebelle ; un traître est un sujet fidèle ; la France entière devient l'empire du mensonge : journaux, pamphlets, discours, prose et vers, tout déguise la vérité. S'il a fait de la pluie, on assure qu'il a fait du soleil; si le tyran s'est promené au milieu du peuple muet, il s'est avancé, dit-on, au milieu des acclamations de la foule. Le but unique, c'est le prince : la morale consiste à se dévouer à ses caprices, le devoir à le louer.
Source : Gallica

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