Résumé

Jean Gauchais Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau… (1831)

Bonne et tendre soeur, pourquoi fallait-il qu'à peine sortie d'un précipice tu retombasses dans un autre beaucoup plus profond ? Eh quoi! cette source de larmes amères ne se tarira donc point pour toi, et la nature ne t'avait donc formée que pour pleurer sans cesse? Ton père meurt, ta mère le suit; un frère reste moribond dans tes bras des années entières; ton époux est menacé d'un jugement terrible, et ton autre frère, celui pour lequel tu as eu tant d'inquiétude, pour lequel tu as passé tant de nuits, est de nouveau dans un péril au-delà de toute expressions.
Source : Gallica

Jean Gauchais Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau… (1831)

A peine avait-elle atteint
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l'âge de raison, qu'elle eut le discernement d'éviter toute lecture romanesque : elle savait combien les romans flétrissent l'ame ; leurs couleurs, souvent trop séduisantes, entraînent les jeunes gens à secouer le joug des préjuges, à sourire à leurs passions naissantes, enfin a faire non-seulement leur malheur, mais encore celui de tous ceux qui les entourent. Aussi mademoiselle Gauchais, par cette sage conduite, préserva-t-elle son coeur des atteintes de l'amour. L'amitié chez elle remplaça ce dieu léger, et ses parens n'ont dû que s'en féliciter.
Source : Gallica

Jean Gauchais Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau… (1831)

Terrible destinée ! fortune ennemie! impitoyable sort, tu veux donc constamment t'attacher aux humains seuls qui méritent le plus tes faveurs ; le méchant, l'intrigant ont donc seuls des droits à la tranquillité, au repos, au bonheur?... On dit qu'il n'en est pas pour le méchant, mais pourquoi réusit-il mieux que l'homme juste? Mais laissons cette métaphysique, et retenons aux nouveaux sujets d'alarmes de madame Tisseau.
Ici plus que jamais son caractère se déploie avec admiration. Elle brave tous les dangers pour soustraire son frère aux recherches minutieuses de la police
Source : Gallica

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