Jean Gauchais, Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau… (1831)
“ Bonne et tendre soeur, pourquoi fallait-il qu'à peine sortie d'un précipice tu retombasses dans un autre beaucoup plus profond ? Eh quoi! cette source de larmes amères ne se tarira donc point pour toi, et la nature ne t'avait donc formée que pour pleurer sans cesse? Ton père meurt, ta mère le suit; un frère reste moribond dans tes bras des années entières; ton époux est menacé d'un jugement terrible, et ton autre frère, celui pour lequel tu as eu tant d'inquiétude, pour lequel tu as passé tant de nuits, est de nouveau dans un péril au-delà de toute expressions. ”
