Jean Gauchais,  Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau… (1831)

“ Bonne et tendre soeur, pourquoi fallait-il qu'à peine sortie d'un précipice tu retombasses dans un autre beaucoup plus profond ? Eh quoi! cette source de larmes amères ne se tarira donc point pour toi, et la nature ne t'avait donc formée que pour pleurer sans cesse? Ton père meurt, ta mère le suit; un frère reste moribond dans tes bras des années entières; ton époux est menacé d'un jugement terrible, et ton autre frère, celui pour lequel tu as eu tant d'inquiétude, pour lequel tu as passé tant de nuits, est de nouveau dans un péril au-delà de toute expressions. ”
Source : Gallica

Jean Gauchais,  Histoire de la conspiration de Saumur… (1832)

“ Indignes soldats, qui avez abjuré votre beau titre de citoyens pour celui d'esclaves stipendiés de la tyrannie, vous avez donc oublié que l'armée nationale est un corps essentiellement recommandable institué pour la défense du pays, et non point une brigade de police, soumise au premier despote, qui la pousse selon son ambition ou ses caprices? Cette solde que vous recevez, vous ne saviez donc plus qu'elle était le fruit des sueurs de vos concitoyens; que vos armes, c'était la patrie elle-même qui vous les avait confiées pour la rendre, non pas esclave, mais libre, heureuse et triomphante! ”
Source : Gallica

Jean Gauchais,  Vie de Anne Gauchais, femme Tisseau… (1831)

“ A peine avait-elle atteint
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l'âge de raison, qu'elle eut le discernement d'éviter toute lecture romanesque : elle savait combien les romans flétrissent l'ame ; leurs couleurs, souvent trop séduisantes, entraînent les jeunes gens à secouer le joug des préjuges, à sourire à leurs passions naissantes, enfin a faire non-seulement leur malheur, mais encore celui de tous ceux qui les entourent. Aussi mademoiselle Gauchais, par cette sage conduite, préserva-t-elle son coeur des atteintes de l'amour. L'amitié chez elle remplaça ce dieu léger, et ses parens n'ont dû que s'en féliciter.
”
Source : Gallica

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