Résumé

Conférences de Saint-Vincent-de Paul… (1871)

Alphonse et Armand FOCKEDEY ont versé leur sang, ont donné leur vie pour la France.
Il y a quelques mois à peine, ces deux jeunes hommes étaient au milieu de nous. Ils nous aimaient ; ils aimaient notre Société et ses œuvres. Ils avaient pour eux la jeunesse, la grâce, les dons de l'esprit et du cœur, et, par-dessus tout, la foi. Et voilà que la tempête - éclate, que la mort, la mort sanglante des batailles, s'élance sur eux, les frappe et les terrasse.
Source : Gallica

Conférences de Saint-Vincent-de Paul… (1871)

Alphonse sentait de généreuses ardeurs qui le portaient à se dévouer à la défense du Souverain-Pontife ; il avait, à diverses reprises, exprimé son désir avec une persévérance qui dénotait la fermeté de ses résolutions.
L'heure du sacrifice devait sonner un jour.
Armand se livrait tout entier aux inspirations de sa piété et de son zèle; il était devenu le président de la conférence des jeunes gens ; tous les suffrages s'étaient portés sur lui, et il se
montra digne du choix unanime qui l'avait, jeune encore, placé à la tête de ses.amis et émules dans le soulagement des malheureux.
Source : Gallica

Conférences de Saint-Vincent-de Paul… (1871)

La charité a par elle - même de victorieux attraits; mais lorsque le bienfait dont elle est la dispensatrice est présenté par la main du jeune homme à l'abord avenant et discret, à la physionomie ouverte et modeste ; lorsque le bienveillant sourire est tempéré par le respect
qu'inspire la sainte dignité du pauvre; oh!
alors cet aimable visiteur revêt aux yeux du malheureux la forme d'un ange, et la présence de ce messager du ciel, plus que le don qu'elle annonce, apporte la consolation et la joie dans la triste demeure.
Tels étaient les deux frères, comme membres de nos Conférences.
Source : Gallica

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