Résumé

Fr. G. Travaux et fondations de charité du P. H.on Tissot… (1846)

Depuis plus de trente ans que le P. Hilarion Tissot s'est dévoué à secourir les infortunés atteints de folie, il a toujours mené volontairement une vie pauvre et souffrante. Dans tous les hospices qu'il a fondés, il n'a jamais eu de lit, ni de chambre à coucher : il a toujours passé les nuits, au péril de sa vie, assis sur une chaise au milieu des infirmeries ou des malades les plus désespérés ou auprès des aliénés les plus furieux. Souvent il a été battu et blessé, et plusieurs fois il a failli être tué.
Source : Gallica

Fr. G. Travaux et fondations de charité du P. H.on Tissot… (1846)

On s'imagine que les aliénés ne souffrent point. On se trompe. Le plus souvent chez eux la sensibilité physique est portée à un degré extrême, et leurs souffrances morales sont inconcevables. On disait autrefois souffrir comme un possédé, et rien n'est plus vrai que ce proverbe.
Les infortunés atteints de folie, étant privés de l'usage de leurs facultés intellectuelles et de leur libre arbitre, injurient, frappent les personnes qui leur portent le plus d'intérêt et qui les servent avec le plus de zèle et de charité.
Source : Gallica

Fr. G. Travaux et fondations de charité du P. H.on Tissot… (1846)

Quiconque a examiné la situation déplorable de ces infortunés et sait que les établissements de cette nature ne sont ordinairement que des maisons de réclusion, où l'on renferme souvent les aliénés pour s'en débarrasser, et que le traitement est plus propre à produire la folie ou à empêcher la guérison qu'à la seconder; quiconque, dis-je, aime son prochain et a pitié des malheureux ne restera pas indifférent à une conduite si criminelle.
Source : Gallica

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