Résumé

Portrait de Guizot Guizot La Belgique et le roi Léopold en 1857

L’église le sait mieux et le proclame plus haut que personne, puisque, pour la transformation morale de l’âme humaine, elle affirme que la grâce divine est nécessaire. Or pour l’église catholique elle-même, en Belgique comme en France, et probablement aussi ailleurs, c’est maintenant d’une véritable transformation qu’il s’agit, non pas d’une transformation intérieure et religieuse, que l’église catholique n’admet point, mais de la transformation de son existence extérieure et de ses rapports avec l’état, variation qu’elle a toujours admise selon les temps.
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Portrait de Guizot Guizot La Belgique et le roi Léopold en 1857

Ces peuples sont à la fois devenus libres et restés chrétiens : preuve éclatante, parmi tant d’autres, que la religion sied bien à la liberté, et que l’autorité humaine se relâche d’autant plus aisément dans le monde social que l’autorité divine conserve mieux dans le monde moral son droit et sa force ; lieu commun sublime qu’on se contente trop souvent d’avouer du bout des lèvres, et qu’il faut avoir constamment présent à l’esprit quand on est appelé au difficile honneur de travailler à la fondation ou au maintien d’un gouvernement libre.
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Le bon ordre intérieur dépend en Belgique de la conduite réciproque des deux partis politiques qui ont fondé en 1830 son indépendance et son gouvernement. Pour que la Belgique ne tombe pas en proie à ces agitations déréglées qui réveillent immédiatement en Europe le doute et l’inquiétude sur son avenir, il faut, ou que le parti libéral et le parti catholique demeurent étroitement unis, comme ils l’ont été en 1830, ou que, dans leurs luttes constitutionnelles, ils se respectent constamment l’un l’autre, et respectent fermement ensemble leur roi, leurs lois et leurs mutuelles libertés.
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