Henri Davignon, Revue des Deux Mondes
“ Il n’en est pas de même pour la sensibilité des habitans. Le Wallon diffère du Flamand dès qu’on a franchi la frontière mystérieuse ; certaines localités sont coupées en deux de telle sorte qu’elles ont comme deux visages. Parmi la foule, même en fermant les yeux, rien qu’à écouter un rire, un chant, une conversation, on peut reconnaître les deux accens, les deux terroirs. Aussi, la parenté entre le sol et l’homme, bien qu’évidente, n’explique point, à elle seule, la permanence du double atavisme. La vie régionale, l’éducation entretiennent, à leur tour, cette double originalité. ”
