Fernand Passelecq

Résumé

Fernand Passelecq La question flamande et l'Allemagne (1917)

Du fond du coeur, je vous souhaite la bienvenue dans la capitale de l'Empire allemand, comme aux représentants d'un peuple qui nous est apparenté par le sang et par la langue et auquel nous ont unis, pendant la période la plus brillante de la civilisation germanique, des relations étroites de l'ordre politique, cultural, économique. Il me suffit de citer les noms d'Augsbourg et d'Anvers, de Nuremberg et de Bruges, pour qu'en nous tous se réveille du sommeil des temps révolus la conscience d'une affinité et d'une communauté de caractère unissant les deux peuples.
Source : Gallica

Fernand Passelecq La question flamande et l'Allemagne (1917)

La lutte entre Flamands et Wallons, ou plus exactement entre Flamingants et Antiflamingants, atteignit parfois un degré de vivacité excessive. La prospérité, une longue paix, un statut international qui semblait devoir tenir à jamais écarté du pays tout risque de guerre et tout péril pour l'indépendance nationale, ne furent pas sans favoriser la querelle. Par sa neutralisation perpétuelle, la Belgique était, à l'intérieur — on ne doit pas l'oublier — une démocratie livrée sans frein ni contrepoids à toutes les licences de l'esprit de contention politique.
Source : Gallica

Fernand Passelecq La question flamande et l'Allemagne (1917)

C'est ainsi qu'en France, beaucoup de personnes, trompées par les apparences ou même influencées inconsciemment par les arguties allemandes, font rejaillir sur la population et la langue flamandes leur propre aversion instinctive de tout ce qui tient de près ou de loin au germanisme, monde idéal qu'elles identifient, d'ailleurs, en bloc avec l'Allemagne. Elle se représentent par suite, et sans doute logiquement, mais non moins erronément, le mouvement flamingant comme un mouvement d'opposition systématique et absolue à la culture et à la langue françaises, fondé sur un antagonisme de race.
Source : Gallica

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