Fernand Passelecq, Les Déportations belges à la lumière des documents allemands… (1917)
“ On voulait donc le chômage. On recrutait l'armée des chômeurs. Et l'on ose après cela lancer à nos ouvriers l'injure : paresseux ! Non, l'ouvrier belge n'est pas un paresseux. Il a le culte du travail. Dans les nobles luttes de la vie économique il a fait ses preuves. Quand il a dédaigné le travail à gros salaire que lui offrait l'occupant, c'est par dignité patriotique. Nous, pasteur de notre peuple, qui suivons de plus près que jamais ses douleurs et ses angoisses, nous savons ce qu'il lui en a coûté parfois de préférer l'indépendance dans la privation au bien-être dans la sujétion. ”
