Résumé

Henri Baroin La main-d'oeuvre étrangère dans la région lyonnaise… (1935)

La France apparaît comme un pays neuf aux yeux des immigrants de tous les pays. Ils accourent en masse, tant travailleurs industriels qu'agricoles. Jusqu'en 1930, l'opinion publique admet assez facilement cet afflux d'étrangers, qui, à la vérité, ne font guère concurrence à la main-d'œuvre nationale : ils sont, en effet, employés à des tâches ingrates que leur abandonnent les ouvriers français. On a en outre l'impression que l'immigration est un remède commode pour parer au déficit de notre population et qu'une politique relativement simple permet d'agir sur elle.
Source : Gallica

Henri Baroin La main-d'oeuvre étrangère dans la région lyonnaise… (1935)

La cessation des hostilités n'amena pas, bien au contraire, la fin de la pénurie de main-d'œuvre dont souffrait la France. Nous avons montré qu'en 1918, on estimait qu'il nous manquait environ 3.500.000 hommes pour combler les vides affreux causés dans notre population par la guerre, et nous permettre la remise en état de nos régions dévastées. On eut de plus l'impression que l'industrie voyait s'ouvrir devant elle une ère de prospérité indéfinie. On s'imaginait qu'elle n'arriverait jamais à suffire à une consommation qui semblait s'accroître plus vite que la production.
Source : Gallica

Henri Baroin La main-d'oeuvre étrangère dans la région lyonnaise… (1935)

Si on abandonne la géographie pour essayer de délimiter la région lyonnaise, en se basant sur l'histoire, on aboutit aux mêmes difficultés. L'histoire fournit, en général, des renseignements non négligeables et par elle on peut arriver à fixer les caractères distinctifs d'une région. La manière de vivre d'hommes soumis pendant de longs siècles à un même gouvernement, ayant soutenu des luttes continuelles contre leurs voisins, impriment au pays qu'ils habitent une certaine unité et une physionomie nettement marquée.
Source : Gallica

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