Résumé

Paul Delandsheere Cinquante mois d'occupation allemande… (1919)

Quelle collaboration l'Allemagne tirera-t-elle de ces Belges dont la conscience révoltée paralyse les bras et dont le coeur se soulève à la pensée que l'effort qu'on exige d'eux est dirigé contre leur patrie ?
A nos yeux, ces victimes de la force sont des héros au même titre que les soldats qui se font tuer sur les champs de bataille, et si la fatalité voulait qu'un jour des ouvriers allemands fussent soumis à pareille épreuve, nous sommes persuadés, Excellence, que vous ne leur refuseriez pas l'hommage que nous décernons à nos compatriotes.
Source : Gallica

Paul Delandsheere Cinquante mois d'occupation allemande… (1919)

Ceux qui se battent pour la liberté du drapeau belge sont des braves. Les internés de Hollande et de l'Allemagne, qui lèvent vers Dieu, pour la patrie, leurs bras chargés de chaînes, sont des braves. Nos compatriotes exilés, qui portent en silence le poids de leur isolement, servent, eux aussi, du mieux qu'ils peuvent, la patrie belge, comme la servent toutes ces âmes qui, soit derrière les murs des cloîtres, soit dans le recueillement des foyers domestiques, prient, pleurent, peinent, dans l'attente du retour des absents et de notre commune délivrance.
Source : Gallica

Paul Delandsheere Cinquante mois d'occupation allemande… (1919)

Spontanément, sans mot d'ordre, sans organisation, avec un accord et une persévérance admirables, tous ces humbles travailleurs qui ont été déportés ont obéi à cette voix du sang, venue des siècles jusqu'à eux.
Quand ils souffrent la faim plutôt que de travailler pour l'ennemi de leur pays, ils sont aussi nobles et aussi beaux que les milliers de braves gens, modestes et inconnus qui, sous les drapeaux allemands comme sous les nôtres et ceux de nos alliés, donnent leur jeune vie pour leur patrie.
Source : Gallica

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