Francis de Croisset,
Pour la langue française
(1924)
“ Et au nord de la Loire, la langue d'Oïl, avec ses mots rudes, martelés, ses mots mâles, qui sonnent comme des glaives entre-choqués, et qui ne s'adoucissaient qu'à peine aux lèvres des trouvères. Ici, le monde latin, tout imprégné de Rome, la terre des oliviers et des cyprès, la terre rouge, chaude et sèche, toute sonore encore des roues du char de César. Le fleuve franchi, c'est le nord : la terre plus humide, plus molle, la terre encore remuée des invasions et qui garde leurs empreintes barbares. ”
