Francis de Croisset

Francis de Croisset

Résumé

Portrait de Francis de Croisset Francis de Croisset Pour la langue française (1924)

Et au nord de la Loire, la langue d'Oïl, avec ses mots rudes, martelés, ses mots mâles, qui sonnent comme des glaives entre-choqués, et qui ne s'adoucissaient qu'à peine aux lèvres des trouvères.
Ici, le monde latin, tout imprégné de Rome, la terre des oliviers et des cyprès, la terre rouge, chaude et sèche, toute sonore encore des roues du char de César.
Le fleuve franchi, c'est le nord : la
terre plus humide, plus molle, la terre encore remuée des invasions et qui garde leurs empreintes barbares.
Source : Gallica

Portrait de Francis de Croisset Francis de Croisset Pour la langue française (1924)

Il affirmait aussi, que sûre, sociale, raisonnable, elle était par excellence la langue humaine, qu'elle était faite pour la conversation, lien des hommes et charme de tous les âges.
Qu'elle était, de toutes les langues, la seule qui eût une probité attachée à son génie.
Qu'elle avait horreur de l'équivoque, du malentendu, de l'incertitude, « ce qui n'est pas clair n'est pas français. »
Source : Gallica

Portrait de Francis de Croisset Francis de Croisset Pour la langue française (1924)

Il rappelait que la langue française règne dans les traités depuis la conférence de Nimègue, et il ajoutait :
« Grâce à elle, désormais, les intérêts des peuples et les intérêts des rois reposeront sur une base plus fixe ; on ne sèmera plus la guerre dans des paroles de paix. »
Oui, mesdames et messieurs, en dépit de la récente conférence de Washington,
et n'en déplaise aux Anglais, qui voudraient bien appliquer au cours des langues le cours des changes, le français reste et demeurera le plus fidèle, le plus probe et le plus clair conducteur de la pensée.
Source : Gallica

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