Jacques-Thomas Bory,
De l'état de la langue française à Marseille avant la fondation de l'Académie de cette ville
(1859)
“ Mais, — faut-il bien le dire, — la civilisation si précoce des populations méridionales au moyen-âge — et la littérature des troubadours qui en était le brillant reflet, n'eurent qu'une bien courte existence. Elles furent l'une et l'autre frappées au cœur, dès le XIIIe siècle , par les hommes du Nord, — par les Français, — accourus à la croisade prêchée contre les sujets du comte de Toulouse. Marseille , qui, dans cette lutte souillée par tant d'horreurs , avait porté secours aux Albigeois, dut forcément conserver pour leurs vainqueurs un sentiment de répulsion. ”
