Résumé

Portrait de Jacques-Thomas Bory Jacques-Thomas Bory De l'état de la langue française à Marseille avant la fondation de l'Académie de cette ville (1859)

Mais, — faut-il bien le dire, — la civilisation si précoce des populations méridionales au moyen-âge — et la littérature des troubadours qui en était le brillant reflet, n'eurent qu'une bien courte existence. Elles furent l'une et l'autre frappées au cœur, dès le XIIIe siècle , par les hommes du Nord, — par les Français, — accourus à la croisade prêchée contre les sujets du comte de Toulouse.
Marseille , qui, dans cette lutte souillée par tant d'horreurs , avait porté secours aux Albigeois, dut forcément conserver pour leurs vainqueurs un sentiment de répulsion.
Source : Gallica

Portrait de Jacques-Thomas Bory Jacques-Thomas Bory De l'état de la langue française à Marseille avant la fondation de l'Académie de cette ville (1859)

Avec un maître tel que Charles d'Anjou , les malheurs des Marseillais ne devaient pas se borner à une déchéance politique et administrative. L'entreprise de la conquête du royaume de Naples vint bientôt mettre le comble à leurs maux et à leur haine. On peut en juger par les sirventes de Paulet, leur dernier troubadour. Il ne craint pas d'y proclamer hautement son ardent désir de voir la maison royale de France abaissée et vaincue dans une guerre qui, d'après lui, donnait prétexte à épuiser le sang et l'argent du pays , au profit exclusif du comte et de ses courtisans français.
Source : Gallica

Portrait de Jacques-Thomas Bory Jacques-Thomas Bory De l'état de la langue française à Marseille avant la fondation de l'Académie de cette ville (1859)

Destinées à s'occuper uniquement d'ouvrages manuels et des soins de ménage , c'est pour elles surtout que la langue française fut un idiome inconnu.— Toutefois comme il n'est jamais de règle sans exception , nous voyons, vers le milieu du XVIIe siècle, une jeune et belle demoiselle, du nom de Diodée, essayer bravement de s'élever au-dessus de ses compatriotes et pousser l'instruction littéraire jusques au point de pouvoir dévorer en quelques jours les plus gros volumes des romans, alors en vogue, des Scudéry, des La Serre et des La Calprenède.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature