Ernest Gaubert, Le français langue universelle
“ Ceci est un apologue, et qui veut dire qu’une science — la théologie fut longtemps la seule science et les comprenant toutes — qui développe dans une langue morte, ou factice, ses travaux et ses conclusions, se condamne à n’avoir qu’une influence presque nulle sur la marche des idées. Les congrès d’esperantistes pourront faire édicter des lois d’hygiène et même de morale, comme les conciles, des prescriptions religieuses ; et le monde obéira sans doute, mais sans comprendre. La science voudra-t-elle s’isoler et renoncer à l’influence qu’elle commence à prendre dans le monde ? ”
