Résumé

J. Fürstenhoff De l’adoption du français comme langue auxiliaire internationale

Or, si l’abandon du grand nombre actuel de langues au profit d’une seule ne pourrait être qu’avantageux pour tout le monde, il n’en est pas moins puéril de craindre qu’on puisse, par l’adoption d’une seconde langue, diminuer la valeur de ce puissant outil qu’a été le nationalisme linguistique pour la constitution et la défense des nationalités. Rien de semblable n’est plus à redouter. Les langues modernes sont arrivées aujourd’hui à un stade de développement tel qu’elles ne sauraient souffrir du contact du français employé seulement pour les relations extérieures.
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J. Fürstenhoff De l’adoption du français comme langue auxiliaire internationale

Affirmons le donc hautement, l’évolution de la langue française mène celle-ci à la régularité et à la simplicité. Elle porte en elle, comme les êtres vivants, une masse d’éléments atrophiés, morts, éléments dont elle saura sans aucun doute se débarrasser. Cette tendance à la régularité se manifeste certes également dans l’évolution des autres langues et surtout des langues romanes du sud de l’Europe, mais le français se distingue particulièrement dans cette voie. Le graphisme même évolue en français de façon à supprimes les erreurs étymologiques et à faciliter la prononciation.
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J. Fürstenhoff De l’adoption du français comme langue auxiliaire internationale

Faisons encore ressortir l’importance considérable que la langue française, devenue neutre par son adoption internationale, aurait pour les États composés de nationalités diverses et souvent hostiles, telles la Russie, l’Autriche-Hongrie, l’Allemagne et même les États-Unis. Alors que la langue du conquérant ne se supporte qu’avec peine, la langue française serait admise avec empressement comme un gage de paix et de tolérance par toutes ces nationalités et amènerait bien plus sûrement l’unité.
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