Résumé

Léopold Einstein Volapük et Lingvo Internacia

Et j’espère, qu’avec l’esprit droit et éclairé qu’ils possèdent, le moment n’est pas éloigné, où l’on criera un peu partout chez nous : « Vive la Lingvo d’Esperanto ! À bas le Volapük de Schleyer ! »
Auguste DEMONGET Paris, Mai 1889.
VOLAPÜK & LINGVO INTERNACIA
devise :
Le mieux est l’ennemi du bien,
Le meilleur l’ennemi du mieux.
Il y a des moments où l’on pourrait douter de tout progrès, simple question d’apparence, car celui qui scrute la nature elle-même ne s’y laisse pas tromper et poursuit tranquillement sa route au milieu du tourbillon.
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Léopold Einstein Volapük et Lingvo Internacia

Personne ne songe à proposer l’adoption d’une langue disparue, comme le grec ou le latin, à titre de langue universelle. On ne ressuscite pas les morts, on ne remonte pas le cours de l’histoire. Il suffit, d’ailleurs, d’avoir entendu la singulière musique que, pour nos oreilles françaises, fait une phrase latine dans la bouche d’un Anglais, d’un Allemand ou même d’un Italien, pour comprendre que semblable choix aboutirait simplement à reculer la difficulté sans la résoudre.
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Léopold Einstein Volapük et Lingvo Internacia

Schleyer, malgré tout son mérite d’avoir ramené d’une façon sérieuse la question d’une langue universelle sur le tapis et de l’avoir conduite en bonne voie s’est beaucoup trop peu occupé de la philosophie de la langue, sans quoi il aurait pu s’épargner comme à ses adeptes une foule de mots qu’il a fabriqués inutilement. Si, en effet, le seul mot faire suffit aux Français pour thun et machen, à plus forte raison un seul mot doit-il suffire à une langue universelle dont le principe fondamental doit être la facilité d’étude
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