Résumé

Paul Chappellier Notes sur la Langue internationale

L’espéranto est-il une véritable langue ? beaucoup, au contraire, répondent sans hésiter : Non. Voici quelques-unes des appréciations que j’ai recueillies.
Pour les uns, M. Zamenhof, qu’ils regardent d’ailleurs comme un linguiste distingué, n’est en somme qu’un semeur de graines mortes, et l’agitation qui se fait autour de son œuvre n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.
Pour d’autres, l’espéranto est un passe-temps d’érudits et de journaliste. C’est un sport à l’usage des philologues amateurs. C’est l’idiome du pays d’utopie. C’est une puérilité qui ne mérite que l’indifférence.
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Paul Chappellier Notes sur la Langue internationale

Il n’y aura pas besoin pour cela de l’intervention des académies, ni même du comité de la délégation.
Quant aux langues artificielles, quelles qu’elles soient, l’instabilité inhérente à leur essence est un vice rédhibitoire. C’est un ver rongeur qu’elles portent dans leur sein dès leur naissance.
Seule une langue vivante, parlée par l’une des grandes nations civilisées, possédera ce diapason sur lequel se régleront toutes les voix quel que soit leur timbre, et tous les instruments malgré leur diversité ; seule une langue vivante est en possession d’un étalon invariable et toujours identique.
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Paul Chappellier Notes sur la Langue internationale

INSTABILITÉ Une langue artificielle n’est pas parfaite. Quand même elle serait l’œuvre d’un homme de génie, quand même elle serait approuvée par les distingués promoteurs de la délégation, elle serait essentiellement perfectible, comme toute œuvre humaine. Chaque nation aura une tendance instinctive à modifier, perfectionner, transformer ce nouvel idiome dans le sens du génie propre à sa langue maternelle.
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