Félicien de Ménil,
Les préjugés contre l’Espéranto
“ Hélas! non, le français n’est pas la langue universellement parlée. Ceux d’entre nous qui voyagent depuis une vingtaine d’années en Europe en font l’expérience, plus cruelle chaque jour. C’est un préjugé qu’il faut combattre parce qu’il nuit, en outre, à notre activité nationale. Et les étrangers sont les premiers à le laisser s’accréditer chez nous, car pendant que nous nous endormons bercés par notre vaine gloriole, pendant que nous lâchons peu à peu la proie pour l’ombre les étrangers cherchent à s’emparer du rôle officiel que nous avons eu autrefois dans les hautes sphères. ”
