Jacques Ier d'Angleterre

Définition et enjeux

Eugène Forcade,  Revue des Deux Mondes

“ Mais lorsque Jacques Ier prit la couronne d’Angleterre, le prestige qui avait protégé la royauté aux yeux des puritains s’évanouit. Jacques avait eu affaire aux presbytériens en Écosse ; il les détestait. Il embrassa les doctrines de l’église établie avec un empressement et une faveur intéressés. Puéril, vain, entêté, bavard, écrivailleur, pédant, il s’érigea en docteur de l’anglicanisme et en tira les plus fastueuses théories du droit divin. Il laissa, en mourant, la royauté infatuée en présence de la résistance irritée, et le conflit religieux aussi imminent que le conflit politique. ”
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Portrait de François Guizot François Guizot,  Histoire de la révolution d'Angleterre… (1845)

“ Il tenait pour maxime fondamentale l'indépendance spirituelle de son Eglise, non la suprématie religieuse du monarque, et se croyait en étal comme en droit de défendre, contre le papisme, la royauté et l'épiscopat, ce que seul il avait fondé contre eux. La prépondérance que valut à ses rois leur élévation au trône d'Angleterre abattit quelque temps son courage ; de là les succès de Jacques contre ces doctrines et ces institutions presbytériennes que, simple roi d'Ecosse, il avait été forcé de subir. Les rois se laissent aisément tromper à l'apparente servilité des nations. ”
Source : Gallica

Portrait de Pie VI Pie VI,  Le martyre de Louis XVI : allocution de Notre saint Père le pape Pie VI, au consistoire du 17 juin 1793… (1872)

“ Prêt à succomber sous le poids de tant d'adversités qui s'aggravaient de jour en jour sur sa tête, il pouvait dire, comme Jacques Ier, roi d'Angleterre, qu'on le calomniait dans les assemblées du peuple, non pour avoir commis aucun crime, mais parce qu'il était roi, ce que l'on regardait comme le plus grand de tous les crimes. ”
Source : Gallica

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