Résumé

Ubald Paquin Le mort qu’on venge

Aux premières lettres de la jeune fille, il se sentit soulevé par une vague d’amour... puis il devint jaloux et il souffrit jusque dans sa chair.
Et enfin, relisant celles non ouvertes ou l’homme broyait son orgueil aux pieds, quémandant l’aumône d’un signe de vie, la haine de nouveau germa dans son cœur...
L’idée de la vengeance s’imposait. Paul Daury était là, qui la réclamait de lui.
Les traits redevinrent fixes et impassibles, le regard dur et mauvais. Julien souffrit beaucoup mais il fit taire sa souffrance. Non ! Il n’avait pas le droit d’aimer Adèle Normand. Ce sera là sa vengeance.
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Ubald Paquin Le mort qu’on venge

Parfois son orgueil avait des sursauts et elle lui en voulait de s’être moquée d’elle, d’avoir simulé l’amour pour l’humilier. Mais vite, son orgueil se taisait ; il l’avait domptée, suivant son expression. Elle n’était plus à son tour qu’une pauvre petite chose. Ne plus le voir ! Jamais ! ne plus appuyer son bras au sien, sentir près de sa faiblesse cette force sur qui s’appuyer.
Vivre maintenant sans lui ! Toujours songer à ces quelques jours de bonheur vécus récemment. Toujours éprouver l’amertume des inutiles regrets.
Sur ses lèvres elle ressentait encore la brûlure de ses baisers.
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Ubald Paquin Le mort qu’on venge

Près du lit, Julien s’arrêta. Une grimace horrible contracta ses traits.
— Rien à faire ? aucune chance ?
— Tout est fini. Il ne souffre plus.
Longtemps contenues, les larmes coulèrent au long des joues du jeune homme. Des sanglots le secouèrent, spasmodiques.
— Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas vrai ! Il était là, plein de vie, ce midi.
Puis il se jeta sur le corps déchiqueté. Il embrassa les joues du cadavre. Elles goûtaient le sang.
— Père ! Père ! Papa !
Il souleva la paupière pour voir l’œil qui était vitreux. La paupière retomba d’elle-même.
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