Amédée Pigeon

Amédée Pigeon

Résumé

Portrait de Amédée Pigeon Amédée Pigeon La confession de Madame de Weyre (1886)

Madame Desrieux avait consulté. Et les paroles, le rire même de son amie quand elle avait parlé de l'amour, tout lui disait :
— Aime, aime donc. Il faut aimer !
Elle rentra en retard pour dîner, et son mari ne put s'expliquer son air distrait.
— Vous avez tort, disait René d'Assas, le même soir, à son ami Claude Fouquet. Vous avez tort, croyez-moi, de vous abandonner à votre passion pour une femme que vous connaissez si peu, qui ne vous a rien promis et qui
peut-être est coquette.
Source : Gallica

Portrait de Amédée Pigeon Amédée Pigeon La confession de Madame de Weyre (1886)

Tant l'esprit est naturellement supérieur à l'amour! Quant à Étiennet, il sortit vers quatre heures de l'hôtel de la comtesse Pauline dans l'état d'âme d'une jeune fille de quinze ans qui sort de la sainte table ou d'un élève de rhétorique qui vient de remporter dix-huit premiers prix, c'est-à-dire enivré, ébloui, prêt à entrer en conversation immédiate avec les étoiles, les oiseaux et les fleurs, renonçant sur-le-champ à toutes les femmes passées, présentes et futures pour n'en adorer qu'une seule, la comtesse.
Source : Gallica

Portrait de Amédée Pigeon Amédée Pigeon La confession de Madame de Weyre (1886)

Je n'aime pas le monde, et je vais dans le monde tous les jours pour ne pas être seule. J'ai quelques bons amis qui viennent chez moi. J'ai beaucoup lu, beaucoup réfléchi, et j'aime les gens qui ont une flamme dans les yeux. Je donne quelquefois un bon conseil quand on me le demande. Le sombre ennui et la fièvre qui lui a succédé se sont changés en tendresse pour tous ceux qui vivent près de moi. J'aime à faire du bien quand c'est possible, et à consoler ceux que je crois malheureux. Je cherche constamment, je l'avoue, des motifs de m'intéresser à la vie.
Source : Gallica

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