Ubald Paquin, Les caprices du cœur
“ Hortense n’avait jamais aimé. Elle désespérait d’aimer d’autres personnes qu’elle-même. Tout à l’heure, n’était-ce pas seulement l’Amour de Lucien qu’elle avait chéri. Pourtant ses lèvres, au contact des siennes, avaient frémi. Ce n’était que physique : une sensation dans sa chair qui ne laissait aucun regret, aucun désir. L’aventure qu’elle avait tentée, l’incroyable aventure d’amour-propre qu’elle avait voulu essayer de vivre, dans le but d’offrir à sa vanité un sacrifice humain, ne lui inspirait plus le même intérêt de jadis. Pas plus que les autres, Lucien, n’était d’airain. ”
