Ernest Duvergier de Hauranne,
Les États-Unis en 1867. — Un an de guerre politique
“ Pas une violence n’a été commise, pas une goutte de sang n’a coulé, et en dépit d’une réciproque et naturelle colère jamais le président n’a pu songer sérieusement à expulser les radicaux du Capitole, jamais le congrès n’a eu l’idée d’envoyer ses sergens à la Maison-Blanche faire main basse sur le président. C’est qu’un acte de violence les aurait perdus. Malgré la centralisation prétendue des radicaux, l’Amérique n’est pas encore accoutumée à plier sur un signe et à accepter machinalement les maîtres qu’un heureux coup de main porte au pouvoir. ”
