Maison-Blanche

Définition et enjeux

Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne,  Revue des Deux Mondes

“ La Maison-Blanche, qui pour les étrangers conserve une sorte de prestige et où la discrétion que commandent nos usages m’interdit de pénétrer sans un guide ou sans l’appel même du grand personnage qui l’habite, ouvre librement ses portes à tout le peuple américain : comme les églises, c’est la maison de tout le monde. A toute heure du jour, on trouvera des curieux ou des flâneurs dans la grande salle de réception où le président tient ses levers populaires ”
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Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne,  Revue des Deux Mondes

“ Quand les portes de la Maison-Blanche s’ouvrent à la multitude et que le peuple américain tout entier vient librement serrer la main du président qu’il a élu, ce n’est pas une formalité ridicule et vaine ; c’est le signe et le symbole de l’union démocratique du gouvernement et des gouvernés. On y honore le pouvoir non pas sous l’image d’un soldat en uniforme ou d’un prince en manteau royal, mais sous la forme d’un simple homme du peuple, d’un fils de ses œuvres, d’un ancien laboureur comme André Jackson, d’un bûcheron comme Abraham Lincoln, d’un garçon tailleur comme André Johnson. ”
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Auguste Moireau,  Revue des Deux Mondes

“ Quant à la Maison-Blanche, elle est devenue une très confortable et luxueuse demeure, une hôtellerie de premier ordre, où les présidens se succèdent, locataires de passage, avec une régularité toute constitutionnelle ; ce n’est pas un home. Parfois, et pour de très courtes périodes, on a vu s’y renouveler la tentative de Mrs Madison ; le succès a toujours été médiocre. Les centres sociaux se sont multipliés à Washington ; la Maison-Blanche est restée exclusivement un centre officiel, ce qui n’est pas la même chose. ”
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