Lucie Boissonnas

Élements biographiques

Lucie Boissonnas,  Un Vaincu

“ On se souciait trop peu parmi nous, et cela depuis longtemps, des devoirs envers la patrie. La France ne semblait plus qu’un pays charmant où il faisait bon vivre, et l’on se croyait quitte envers elle quand on avait payé les impôts qui, à leur tour, payaient l’armée.
Maintenant, nous avons reçu les leçons de la souffrance. Nous sommes à l’heure des résolutions viriles, du travail patient. Dès aujourd’hui, tout enfant, en France, doit avoir devant les yeux, dans son esprit, au fond de son cœur, la pensée qu’il n’appartient plus à son bon plaisir, mais à un devoir formel et sacré.
”
Source : Wikisource

Lucie Boissonnas,  Une famille pendant la guerre

“ Voilà qu’au contraire c’est l’heure du dévouement vrai et du réel sacrifice, l’heure de lutter pour l’honneur et non plus pour le succès, l’heure de souffrir pour le seul devoir. Ô mon pays ! je ne veux pas douter de toi ! c’est un grand naufrage que le nôtre et nul ne sait quelles épaves chacun pourra recueillir quand le calme se sera fait. Nul ne sait ce qui restera de Paris ou de la France le jour où, le dernier morceau de pain mangé, on subira l’ennemi. Mais si le succès ne dépend d’aucun homme, il est une portion de l’honneur du pays à la garde de chacun : que chacun lui soit fidèle ! ”
Source : Wikisource

Lucie Boissonnas,  Une famille pendant la guerre

“ C’est qu’il nous arrive un grand malheur, Marguerite : les Prussiens ont pris toute notre armée ; il n’y aura plus maintenant assez de soldats pour nous défendre !
— Est-ce qu’ils ont tué Maurice et André, les Prussiens ? fit Marguerite.
— Non, mon trésor. Grâce à Dieu, tes frères sont encore en sûreté ; mais ils ne le seront plus bien longtemps, vois-tu ; tout le monde va se battre. Ce n’est plus la guerre pour faire le mal maintenant, c’est la guerre pour empêcher le mal, c’est la guerre pour nous défendre...
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature