Résumé

A. le Braz Revue des Deux Mondes

Salut à l’Amérique foncière, à l’Amérique authentique, à l’Amérique vraie, à celle qui, née du plus grand acte de foi des temps modernes, — la découverte de Colomb, — s’est conçue et affirmée, dès l’origine, comme une patrie des patries pour tous les croyants, pour tous les hommes de bonne volonté, à l’étroit dans les législations tracassières et les horizons bornés de la vieille Europe ; a celle qui s’est battue contre l’Angleterre, avec George Washington, pour revendiquer son indépendance, et qui s’est battue contre elle-même, avec Abraham Lincoln, pour affranchir ses propres esclaves
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A. le Braz Revue des Deux Mondes

A nos pieds se creuse une immense salle rectangulaire, éclairée d’en haut par une coupole vitrée, et tapissée d’un jaune vieil or, de teinte chaude, qui ensoleille, en quelque sorte, ses parois. Contre le mur du fond s’étage la tribune, en marbre blanc, surmontée d’un drapeau américain de six à huit mètres carrés, avec, à droite, un portrait de Washington auquel fait pendant, à gauche, un portrait de La Fayette. Ainsi l’Amérique légifère sous le regard d’un héros de France, devenu pour elle une sorte d’idole nationale, au même titre que le fondateur de ses libertés.
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A. le Braz Revue des Deux Mondes

Mais la justice est plus précieuse que la paix, et nous tirons l’épée pour les choses qui nous tiennent le plus au cœur, pour la démocratie, pour la liberté des nations, petites ou grandes, pour l’empire éternel du droit, pour l’affranchissement et la sécurité du monde. À une telle entreprise nous pouvons sans regret dédier nos vies, nos fortunes, tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons. Soyons fiers que le jour ait lui pour l’Amérique de se dévouer corps et âme aux principes qui l’ont engendrée, en vue de ce bonheur, de cette paix qui lui ont
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