Résumé

J.-M. Lagier Sidoine Apollinaire, un praticien romain… (1868)

Le plus souvent Avitacum donnait l'hospitalité à quelques grands personnages ; alors c'étaient de véritables fêtes, auxquelles rien ne manquait, pas mêmes les régates sur le lac; le soir on jouait à la toupie.
Outre ces distractions, Sidoine, pour consoler ses ennuis, avait encore ses correspondances avec ses amis de Lyon, de Vienne, d'Arles et ses livres qu'il aimait passionnément. Au milieu des variétés de son existence, l'amour des belles-lettres le captivait toujours. Quand il songeait à la Gaule, il la rêvait docte et polie, comme l'Italie et la Grèce.
Source : Gallica

J.-M. Lagier Sidoine Apollinaire, un praticien romain… (1868)

Le paysage devient plus varié et tout à fait grandiose, lorsqu'on gravit la côte et que l'on promène ses yeux sur les vallées ombreuses qui descendent du Mont Dore, à travers lesquelles scintillent les cascades comme des ruisseaux d'argent, et que l'on contemple au loin, près des nuages, le pic de Sancy tacheté de neige. Si les archéologues ne se sont point trompés, il faut croire qu'au ve siècle la nature s'était montrée plus prodigue qu'aujourd'hui à parer de ses dons les environs d'Aydat, ou bien que l'imagination de Sidoine avait été plus complaisante qu'elle.
Source : Gallica

J.-M. Lagier Sidoine Apollinaire, un praticien romain… (1868)

Impuissants à tirer de grandes idées de leur fonds propre, ils étudièrent l'art de ces esprits supérieurs; ils leur empruntèrent ce qu'ils pouvaient le plus facilement s'assimiler, leur méthode, leurs procédés, leur rhétorique; en un mot, ils devinrent des critiques et des imitateurs.
Sidoine l'avoue, le maître qu'il aima, qu'il copia avec passion, c'est le poëte Claudien qui, dans un style pompeusement enthousiaste, protesta contre le triomphe du christianisme en évoquant l'histoire mythologique des dieux fondateurs de Rome.
Source : Gallica

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