Résumé

A. Thierry Les Derniers Temps de l’empire d’Occident…

Les Goths et les Ariens n’avaient pas dans toute l’Aquitaine d’ennemi plus irréconciliable et plus redouté que lui ; il avait passé sa vie à les combattre soit comme soldat soit comme citoyen. Sous des habitudes froides et sévères, Simplicius cachait une nature forte et passionnée, un savoir profond, une éloquence persuasive, et la foule s’était prise pour lui d’un enthousiasme d’autant plus vif qu’il affectait de mépriser la popularité. On eût dit un Romain des vieux temps, sanctifié par l’âme d’un martyr, car Simplicius avait souffert pour la foi.
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A. Thierry Les Derniers Temps de l’empire d’Occident…

Un clerc devenu évêque n’est accepté ni de ceux qui le précèdent ni de ceux qui le suivent ; ceux-ci le jalousent, ceux-là le ravalent. Il existe en effet plus d’un prêtre (ceci soit dit sans blesser les autres) pour qui le mérite d’un clerc se mesure à l’ancienneté, de telle sorte qu’à leur avis la meilleure recommandation au suprême sacerdoce n’est pas de bien vivre, mais d’avoir longtemps vécu : ils y voient le comble de la grâce, la perfection, la dignité de l’épiscopat.
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A. Thierry Les Derniers Temps de l’empire d’Occident…

Le citoyen puisait dans la religion une ardeur toute nouvelle de conviction et de dévouement, tandis que la religion revêtait aux yeux de l’évêque la forme d’une cause politique.
Sidoine apporta dans l’administration de son église l’expérience d’un homme rompu aux affaires. Curieux de tout voir par lui-même, il parcourut plusieurs fois le territoire de sa juridiction, redressant les abus, se faisant l’avocat de toutes les plaintes vis-à-vis des magistrats, des gens de guerre, et même des Barbares, se constituant en un mot le défenseur de la cité d’Auvergne contre toutes les oppressions.
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