A. Thierry

Élements biographiques

A. Thierry Derniers Temps de l’empire d’Occident…

Ricimer se mit en marche, traînant derrière lui l’indigne césar qu’il avait fait de moitié avec Genséric. Ni la Ligurie, ni la Toscane, n’essayèrent de l’arrêter. On eût dit qu’à la vue d’une guerre en laquelle se résumaient toutes les fureurs publiques et privées, les populations italiennes, glacées d’effroi, laissaient passer librement, comme l’instrument de la fatalité, ce gendre qui allait tuer son beau-père, ce patrice assassin de tant d’empereurs. Dans l’intérieur de Rome, la plupart des habitans restaient fidèles à Anthémius
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A. Thierry Les Derniers Temps de l’empire d’Occident…

Les Goths et les Ariens n’avaient pas dans toute l’Aquitaine d’ennemi plus irréconciliable et plus redouté que lui ; il avait passé sa vie à les combattre soit comme soldat soit comme citoyen. Sous des habitudes froides et sévères, Simplicius cachait une nature forte et passionnée, un savoir profond, une éloquence persuasive, et la foule s’était prise pour lui d’un enthousiasme d’autant plus vif qu’il affectait de mépriser la popularité. On eût dit un Romain des vieux temps, sanctifié par l’âme d’un martyr, car Simplicius avait souffert pour la foi.
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A. Thierry Derniers Temps de l’empire d’Occident…

Ces instincts dans le roi des Huns dominaient l’amour du pillage et du vol ; il avait l’âme d’un conquérant sauvage, Genséric celle d’un pirate. Le premier eût voulu posséder l’univers, le second le dépouiller. Les cruautés du fils de Moundzukh et ses dévastations avaient souvent pour mobiles la vanité, le besoin de frapper les imaginations : s’il eût pris Rome, il n’en aurait fait qu’un monceau de cendres ; il en aurait déraciné jusqu’aux fondemens, heureux d’attacher son nom à la ruine d’une ville qui osait se dire éternelle ; mais il suffit de la prière d’un prêtre pour l’arrêter.
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